Avec mon nouvel emploi du temps de (première) ministre indienne, j'ai perdu le rythme de donnage de news ! Et pourquoi donc qu'elle a un emploi du temps aussi chargé alors qu'elle ne travaille pas ? Qu'elle a du personnel ? Que le mari bosse et les enfants sont à l'école ? Plusieurs raisons : un manque certain d'organisation (il faut que je m'achète un agenda !), un temps certain pour faire ce que j'ai à faire (compter 3 heures pour la moindre petite course), un temps certain consacré au papotage avec mes nouvelles cops, un temps certain passé dans notre pitite pitite tuture (on en acheté une autre de 7 places !), un temps certain à faire mes longueurs de natation (500 mètres !)..., un temps certain à me lisser les cheveux qui n'aiment pas le climat indien, un temps certain à répondre à tous mes mails (non là, c'est pas vrai ! Pas beaucoup de niouz de vous !).
Vous l'aurez compris, pas simple de s'adapter à ma nouvelle vie de femme d'expat qui ne travaille pas... Et encore, je vous passe les petits tracas du quotidien : le cook qui me demande tous les soirs ce que l'on veut manger (mais, j'en sais rien, moi !), le vrai dilemne pour les massages : à la maison ou en institut ?, la piscine : le matin ou le soir ou les 2 ?.
Vous attendez peut-être que je vous parle de l'Inde, que je vous donne mes impressions sur ce pays incroyable. En fait, je n'ai pas le sentiment de le connaître encore. Il est trop tôt. Ce que je sais c'est que le bon pays pour travailler sur mes phobies (elles sont nombreuses !!!). Les bebettes d'abord : elles sont nombreuses et partout, de tout genre et de toute taille... Je prends sur moi constamment lorsque je marche près de chiens errants, qu'une fourmi gigantesque me grimpe sur le pied, qu'on me raconte des histoires de singes entrés, sans y être invités, dans les chambres, lorsque j'ai oublié mon anti-moustiques, que je vois un cafard, une souris ou un rat dans un magasin, une chauve-souris de la taille d'un aigle voler à 3 mètres au-dessus de nos têtes. Et je ne vous raconterai pas toutes les anecdotes entendues depuis quelques semaines, toutes aussi effrayantes les unes que les autres...
Autre phobie à gérer : ma hantise des lieux fermés, des bains de foule. Bref la claustrophobie. Je suis servie ici : les magasins bondés, les embouteillages monstres. Hier soir : thérapie de choc. Nous étions invités à notre première "party". Arrivés au bas de l'immeuble, nous rencontrons un couple avec qui nous montons... par l'ascenseur ! Fatal Error ! . Nous voilà à 5 (nous 4 et Lou-Anh), confinés dans 1 mètre carré (un ventilo qui marche quand même) pour monter 2 malheureux étages. C'est la première fois que je tente l'expérience. L'ascenseur monte péniblement. Arrivés à l'étage souhaité, il stoppe. Mais impossible d'ouvrir la porte ! Nous appuyons sur tous les boutons. Rien. Nous appelons. Rien. Nous téléphonons, pas de réponse. Rien... Tout le monde reste zen. Tout le monde ?? Non, évidemment. Je panique presque immédiatement : à la limite du malaise. Nous actionnons l'alarme : rien, nous sommes les seuls à l'entendre... Lou-Anh me sent stressée (euphémisme !) et commence à pleurnicher et veut sortir. Puis nous entendons des voix et les enfants de nos hôtes arrivent à ouvrir la porte en forçant. Tout cela n'a duré que 5 minutes mais évidemment m'a semblé une éternité. Je nous voyais enfermés dans cette boîte toute la nuit avant que la maintenance n'arrive à nous libérer. J'imaginais la panne électrique (il paraît que les ascenseurs ne sont pas pris en charge par les générateurs en cas de coupure). Je nous imaginais déshydratés (pas d'eau bien sûr !).
Première leçon : rester zen en toutes circonstances (heureusement, les 3 autres avaient compris avant moi !).
Deuxième leçon : ne jamais prendre l'ascenseur en Inde !
Troisième leçon : ne jamais prendre l'ascenseur en Inde avec moi !
Quatrième leçon : ne jamais prendre l'ascenseur en Inde avec moi sans eau !
Pour terminer un petit débrief sur notre première soirée. Et bien, très agréable surprise ! Je connaissais les femmes, toutes sympas et accueillantes. Hier soir nous avons donc rencontré les maris et idem pareil. Nous avons passé une excellente première soirée en Inde avec des francophones... sur le thème de la turquie ! Et oui, tout est compliqué ici mais tout est possible... Installés sur une terrasse décorée à la turque, nous avons mangé turc, bu turc, beaucoup discuté, ri en français et même dansé à la turque, ou pas. Expérience à renouveler !
Bon je vous biz tous et attends des coms et des coms...
Housewife in therapy
Morte de rire !
RépondreSupprimerLes pitites bibites doivent elles aussi se marrer et se passer le mot : t'as vu la nouvelle expat, viens j't'e montre, amène tes copines.
Je me demande si je vais te reconnaître le 23 octobre prochain ! Si tu te fais raser la tête, si tu t'habilles comme une vieille routarde hippie, sois sympa préviens moi, je risque d'avoir une attaque !
bises
bab
pfiou!! quelle expérience, quelle aventure! à te lire, on paniquerait presque, on s'y voit coincé dans ce tout piti ascenseur!
RépondreSupprimerEt les bêbêtes, y en a tant que ça??!!
Alors courage!! gros bisous
Génial ton récit, comme d'habitude.
RépondreSupprimerJe suis sûr que Jean-Yves a trouvé quelques vannes pour détendre l'atmosphere (sauf toi) dans cet ascenseur.
C'est vrai que quand on y reflechit, nous aurions dû te dire "non, Lau, l'inde c'est pas pour toi". Mais finalement, je suis sûr que tu es au dessus de tout ça, ou pas.
Et, avec la cam on a l'impression que tu as rajeuni de 15 ans, c'est la piscine ?
gros bisous
Le mot à taper pour publier le commentaire était "baliz".
RépondreSupprimerVoilà, ça méritait d'être souligné. J'ai hâte de voir le prochain. allez
"calinfru" :(
RépondreSupprimerc'est nul
je t'imagine bien dans l'assenseur(vive la panique)
RépondreSupprimerje vois que tu vas au zoo tout les jours dommage que noa n'est pas avec vous.
Pleins de bises