mardi 13 octobre 2009

L'AVENTURE CONTINUE

Hier soir j'avais commencé un article et je ne savais pas quoi vous raconter. J'ai pris le journal et je me suis dit que j'allais vous parler de l'actualité indienne. Je suis tombée sur un article sur Carla & Nicolas et ça m'a gonflée, je suis allée au lit. Oui, pour faire une parenthèse, les indiens semblent beaucoup apprécier la meuf de sarko. L'article d'hier relatait "l'affaire Frédéric Mitterrand" mais était un prétexte pour parler de l'ex mannequin, et sa photo trônait d'ailleurs en bonne place dans la page. Bref, revenons à nos aventures indiennes à nous et laissons à la France sa première dame et ce qui lui sert de mari...
Ce soir, je ne suis pas en peine de trouver un sujet croustillant. Après une séance de yoga tendance élastique : le bras gauche derrière la jambe droite, la tête en l'air, le pied droit sous la fesse gauche le tout en équilibre. Après ma troisième séance de yoga pendant laquelle j'ai enfin compris ce que disait le prof : il parlait d'inspiration/expiration et je croyais qu'il disait plié/tendu... Donc après le yoga, je disais, j'ai rejoint une copine avec laquelle j'ai passé la journée. Elle m'a proposé de rejoindre des amis à elle rencontrés à l'occasion d'une autre expat, venus à Delhi en voyage de reconnaissance. Ils étaient à Red Fort, monument situé dans Old Delhi. Nous voilà donc parties dans Old Delhi. Nous avons fait un tour de touk-touk vélo dans un marché plus que typique, au milieu des rats morts (oui, oui, oui) des volailles égorgées, dans la foule, la chaleur, la poussière, dans des rues étroites et sombres. L'avantage de cette visite improvisée est que nous étions exceptionnellement accompagnée d'un homme. Et je dois avouer que cela est quelque peu rassurant. Ceci dit, lorsque nous vivons à New Delhi, nous nous faisons une montagne des visites dans la vieille ville, dans l'autre monde. Il est vrai que tout est plus plus plus. Plus de monde, plus d'échopes, plus de pauvreté, plus de trafic, plus de saleté, plus de bestioles. Mais, les regards sont moins insistants, moins agressifs. Je ne dirais que l'on se sent en sécurité totale, nous serrons bien nos sacs devant nous, nous regardons où nous mettons les pieds. Malgré tout, je n'ai pas eu peur. J'étais plutôt fascinée. J'étais aussi désolée de ne pas avoir mon appareil photo. Les enfants, de retour de l'école tous en uniforme, nous parlaient, nous souriaient. Je n'avais pas encore connu cette ambiance à New Delhi depuis notre arrivée. Et puis, malgré la saleté les odeurs n'étaient pas insupportables, je n'irai pas jusqu'à dire agréables (faut pas pousser quand même) mais tout à fait acceptables dans cet environnement où sont égorgées des volailles à chaque coin de rue, où les caniveaux sont les décharges de la ville. En réalité, les épices évidemment très parfumées camouflent presque les senteurs nauséabondes.
Puis, ce fut le moment de rentrer puisque je devais aller chercher ma pepette à l'école qui se trouvait à 1 heure de bouchons de là. Nous avons retrouvé la voiture de ma copine (qui s'était fait emboutir 2 fois sur le trajet Aller) sur le parking. Et là, mauvaise surprise : la voiture était coincée derrière une bonne dizaine de voitures qui elles-mêmes étaient coincées pas un embouteillage monstre... L'heure tournait et le couple pas encore Delhiite, m'a proposé de planter là la pauvre Isa et son nouveau chauffeur - Alain Delon jeune, la veinarde - et de nous rendre à l'école en Rickshaw. Après avoir galéré pour en trouver un dispo qui accepte de nous amener dans New Delhi (l'autre monde j'imagine pour eux aussi), nous sommes donc montés tous les trois dans cet engin jaune et vert (photo sur l'entête du blog). Les gaz d'échappements, la poussière, le bruit, la chaleur. Nous sommes arrivés avec plus d'une heure de retard pour l'école. Heureusement, j'avais pu contacter une autre cop qui s'est chargée de récupérer ma pepette.
Je pourrais résumer cette escapade improvisée en disant que j'étais dans un autre monde, pas l'enfer que j'imaginais, mais le bout du monde quand même.
Ceci dit, je n'y retournerai pas demain. Faut pas dec. Aventurière mais pas intégriste.
Et sur le front du reste :
  • Voiture en panne et déjà réparée.
  • Lou-Anh fatiguée donc excitée. Vivement les vacances.
  • Benoît très fatigué et débordé de travail. Vivement les vacances.
  • Jean-Yves de retour ce soir de son premier déplacement à Hyderabad. Vivement les vacances.
  • Moi tout va bien mais les voir fatigués me fatigue. Vivement les vacances.
  • La voiture (l'autre) bougnée deux fois la semaine dernière.
  • Pas de nouvelles de ma pepette de Marseille... Pfff, vous me manquez !

Bises à tous

La Lau De Old Delhi

FAN DE MA LELE D'AMOUR

Heureusement que tu es là pour faire monter le compteur des coms sur ce blog... Merci ma jolie, mon adorable, ma merveilleuse filleule de Lélé d'amour que j'aime et qui me manque énoooooooooormément...

Bises

lundi 5 octobre 2009

Flash spécial : Pierre a 16 ans !

Toute la famille Bosdu te souhaite un
excellent anniversaire.
On te fait un gros calinou spécial babichou et
plein de poutoux baveux, comme tu les aimes.
On t'attend. Viens vite. Tu nous manques.
Benoît, Lou-Anh, Laurence & Jean-Yves

dimanche 4 octobre 2009

JAIPUR

Nous voilà revenus de notre première (encore une première fois, ça va pas durer !) visite du Rajasthan. On nous avait dit que c'était beau, magnifique, qu'il fallait absolument y aller. On nous avait dit que le voyage en voiture était long. On nous avait donnés des adresses d'hôtels. On nous avait dit que les habitants étaient plus ouverts et souriants qu'à Delhi. On nous avait dit que cela ferait du bien de faire cette coupure. Et bien, on avait raison sur toute la ligne !
Jaïpur est une ville (plus de 2 millions d'habitants) mais on peut s'y promener tranquillement. On l'appelle ... la ville rose. Le voyage fut long, très long. A chaque village, à chaque croisement, les milliers de camions et de bus occasionnent un interminable embouteillage. Pour effectuer les 250 km qui nous séparaient de notre destination, nous avons mis rien de moins que 7 heures !!!
En arrivant à l'hôtel, nous décidâmes immédiatement tout de suite que j'avais commis une grossière erreur : ne pas écouter les conseils judicieux de ceux qui connaissent et me fier au Guide du Routard. Quelle idée saugrenue ! Nous, écouter les conseils de Routards !!!!
Nous cherchâmes donc un autre gîte pour la nuit. Nous le trouvâmes. Nous étiâmes contents.
Et pour finir les Rajputs sont vraiment tous adorables et souriants.
Le lendemain matin, avec un guide français, nous avons visité le Fort Amber. Pour nous y rendre, nous avons opté pour la version touriste : à dos d'éléphant. Routards jamais, touristes parfois. Bon, on l'a fait. Pas sure qu'on renouvelle l'expérience. Ca sent pas bon. C'est pas confortable. Et le pire : les pachydermes sont traités comme des canins. Il paraît même que certains se révoltent et écrasent les touristes (enfin, dixit le fameux guide du Routard et c'était il y a des années, qu'on était même pas nés, enfin JY peut-être... hihihi....). Arrivés dans le Fort, un tout petit peu avant le flot des cars de touristes, nous avons été émerveillés par le lieu et par la lumière. Un véritable palais des mille et une nuits. Un enchantement.
Sur le chemin du retour, un petit accrochage avec un rickshaw a généré un attroupement. Imaginez la scène : une monospace neuve, un rickshaw, le chauffeur de la belle auto en grande discussion avec le conducteur du petit véhicule, des dizaines de personnes qui s'approchent, regardent, commentent, rient, partent, reviennent. Des vaches. Des chiens. Et nous quatre dans la voiture : comme des poissons rouges, dans leur bocal ! Avec Anne, nous avions déjà eu cette sensation au Vietnam enfermées dans le taxi et entourées de scooters...
En Inde, pas de constats d'assurance. Juste de la négo pour récupérer quelques roupies.
Puis, nous avons visité un autre fort. Moins gigantesque. Moins merveilleux.
Nous nous rendâmes ensuite dans notre nouvel hôtel pour passer notre seconde nuit. A 60 km de Jaïpur, perdu dans la campagne, nous dormîmes dans des... tentes ! Et non, vous ne rêvez pas. C'est bien moi, Laurence, qui vous raconte que nous avons dormi dans la nuit de samedi à dimanche dans des chambres tentes. Certes avec tout le confort, mais des tentes quand même. Enfin, le confort pour nous. Parce que le pauv' Benoît est tombé dans la nuit, cause que son extra bed s'est cassé. JY s'est réveillé en panique et Benoît, calmement l'a rassuré : "t'inquiète papa, ce n'est que mon lit.". J'ai allumé la lumière et nous avons effectivement découvert notre Benoît en vrac... Il a fini sa nuit par terre...
Nous sommes allés dîner dans un autre palais type mille et une nuits où nous avons été accueillis par un feu d'artifice. Rien que ça. Normal. Nous avons voulu fêter ça avec une coupette. Mais le serveur n'a pas tout compris et nous a apporté des coupettes... vides. Il fallait en fait commander une bouteille... Nous n'avons donc pas bu de champ. Partie remise.
Hier, nous sommes rentrés plus tôt que prévu à cause de la météo capricieuse, avec des belles images plein la tête et nous n'avons mis que 3 h 30. Nous étions tous les 4 ravis de retrouver notre nouveau chez-nous.
Le maharajah, la maharani et les héritiers.
Le Maharajah et la princesse

La Maharani et les enfants
La Chambre aux miroirs. Il faut que je pense à mettre des rideaux.

La Toyota Innova du Maharajah

Bises à tous

Maharani Laurence

jeudi 1 octobre 2009

FAN

Fan de cacahuètes
Fan de Page 87 (c'est le groupe de mon fils !!!)
Fan de Bollywood (why not ?)
Fan de mes enfants (évidemment)
Fan de mon frère
Fan de mes neveux et nièce
Fan de mes parents
Fan de théâtre
Fan de mes ami(e)s
Fan de ANNE (voilà chef !)
Fan de l'OM (comme mon frère)
Fan de mon mari (accessoirement)
Fan de ma filleule et de sa soeur
Fan des massages
Fan de Dr House (il me manque en Inde)
Fan de tous ceux que j'aime
Fan du chocolat
Fan de tous ceux qui m'aime
Fan de Champagne et de fromage (Bab n'oublie pas)
Mais pas fan du tout du fan de la salle de bains de Benoît qui tombe !!!
Les coupures électriques, ça passe : on peut vivre sans.
Les pannes de clim aussi.
Les frigos qui lâchent quand ils sont pleins, ça énerve.
Les pneus crevés (hier matin, après 3 jours de roulage avec notre tuture à nous), ça se répare.
Le manque d'eau (hier soir, également, plus d'eau dans la maison...), c'est plus difficile.
Mais les ventilateurs accrochés au plafond qui tombent : là je dis trop c'est trop !!!!
Evidemment, tout sera checké dès demain matin par des pros. Mais en attendant, j'ai eu la peur de ma vie même si c'est Benoît lui-même (donc vivant et en bon état de marche, lui) qui me l'a annoncé. Le Fan donc, s'est éclaté sur le sol de la salle de bains inoccupée bien heureusement. Je n'ose imaginer, même si certaines images horribles m'ont pourri ma journée, ce qu'il aurait pu arriver si Benoît avait décidé de se lever dès la première tentative de réveil (il a décidé de ne pas changer ses habitudes ce matin et Boudhah, Dieu, Allah, Benoît : MERCI).
Ce post donc annule et remplace tous les posts précédents (sauf celui de l'ascenseur) dans lesquels je me gargarisais des problèmes matériels rencontrés tous les jours ici. Il annule et remplace tout le reste (sauf l'ascenseur) parce que jusqu'ici tout cela me mordait les piles (cf posts archi anciens) mais que depuis ce matin, j'ai réalisé que cela pouvait avoir des conséquences terribles (comme l'ascenseur). Le plus grave de l'histoire est que j'avais pressenti (parfois j'ai des intuitions féminines ou pas) que cela pouvait arriver et que j'avais alerté la proprio qui s'était légèrement foutue de ma tronche de nouvellement expat un peu concon en me disant avec un sourire en coin que les crochets étaient très solides... Et en bonne nouvelle expat un peu concon j'ai fait confiance.
Bien heureusement la journée s'est beaucoup mieux passée qu'elle n'avait commencé. Après une séance de yoga pendant laquelle je me suis étirée de partout, j'ai été invitée à une séance blind test Sangria. La plus sucrée était sucrée et la moins fruitée plus alcoolisée. J'ai accordé un 18/20 aux deux sangrias. Ces breuvages ont rempli mon estomac et ma vessie (bien sûr) et ont rempli leur mission : me détendre et penser à autre chose qu'au Fan éclaté dans la salle de bains.
Benoît vient de passer et de lire cet article. Il me dit de faire attention parce que je vais vous inquiéter. Il n'a pas tort le bougre. Alors, ne vous inquiétez pas. Il n'y a pas plus de dangers domestiques ici qu'ailleurs (quoique...) et ce type de mésaventure est une mise en garde de prudence et de vérifiage de tout. Dont acte.
Demain nous partons à Jaïpur pour le week-end. Je viens de consulter la météo : il va pleuvoir 2 jours sur 3.
La semaine prochaine, je vais commencer deux nouvelles activités : la danse bollywood (enfin c'est presque sûr) et le badminton (presque sûr aussi). Avec tout cela, je ne suis pas sure de pouvoir encore écrire sur ce blog. A moins que j'ai au moins 6 coms... Non ce n'est pas du chantage. C'est un appel.
Je vous embrasse bien fort.
A lundi pour la raconterie de notre premier séjour pluvieux dans le Rajasthan.
Laurence
Présidente du Fan Club de vous

Voilà à quoi ressemble un fan qui tourne normalement.